Les actualités du musée Pierre-Noël

Lisbonne

Du 01/10/2022 au 01/01/2023

L’exposition Lisbonne présente vingt-cinq oeuvres originales issues des collections de la BnF – cartes et atlas manuscrits et imprimés, livres anciens, gravures, photographies – organisées selon un parcours tripartite : Lisbonne, point de départ vers le monde ; Portrait d’une ville, avant et après 1755 ; Destination de voyageurs et de touristes.

En 1519, lorsque Magellan commence le premier voyage maritime autour du monde, Lisbonne est déjà une ville globale, à travers le rôle pionnier des navigateurs portugais dans les entreprises d’exploration. Après le traité de Tordesillas (1494), le Portugal, devenu, grâce à la liaison navale avec la péninsule indienne ouverte par le contournement de l’Afrique, la plaque tournante du commerce des épices, règne sur une partie du monde nouvellement découvert. Si 1492 est une année mémorable pour l’Espagne, 1498 l’est tout autant pour le Portugal : c’est l’année où Vasco da Gama débarque en Inde, jetant ainsi les fondements, du moins dans le récit qu’en ont donné a posteriori les nations modernes, de la mondialisation des échanges entre l’Europe et l’Asie. Lisbonne est alors le port d’où s’élancent, toujours plus loin, ces groupes de navires portant la croix rouge de l’Ordre du Christ dont les très renommés cartographes portugais parsèment leurs cartes marines. Mais la ville détruite par le tremblement de terre du 1er novembre 1755, catastrophe qui a frappé l’imagination des contemporains et à laquelle Voltaire a consacré un poème critique de l’optimisme philosophique de son époque, n’est plus la ville manuéline tournée vers l’aventure maritime. C’est une ville baroque à l’architecture civile et religieuse foisonnante et irrégulière, qui tente de s’inspirer des autres capitales européennes. On doit à Sebastião José de Carvalho e Melo, marquis de Pombal, premier ministre réformateur du royaume, la renaissance de Lisbonne sous la forme de la ville de Lumières que l’on admire encore aujourd’hui. Si la ville a attiré les voyageurs dès la Renaissance, ce n’est qu’à la fin du XIXe siècle qu’une partie de l’espace urbain commence à être patrimonialisé et soustrait à l’usage quotidien de ses habitants pour le bénéfice des touristes.

 


 

Portugal

Du 01/10/2022 au 01/01/2023

Le collectif propose une exposition sur des regards croisés de six membres photographes sur les deux grandes villes du Pays. Une sélection de 10 images représentatives de chaque photographe qu’accompagnent des extraits d’auteurs portugais, Miguel Torga et Fernando Pessoa.

Créé en 1991 à Strasbourg, le collectif Chambre à Part est né d’un pari : celui de faire cohabiter dans une même structure collective des photographes de sensibilité différente, ne partageant pas forcément la même esthétique, mais désireux de confronter leur passion commune pour la photographie. En termes de production artistique, cette cohabitation stimulante a permis la confluence des points de vue sur des thématiques spécifiques commanditées au Collectif, dont les dernières en date ont concerné le territoire de Saint-Dié- des Vosges, la forêt de Haguenau et l’Ill.

L’association a géré pendant de nombreuses années la galerie d’exposition « La Chambre », dans laquelle elle a montré près d’une centaine d’expositions. Depuis sa création, le collectif a connu plusieurs évolutions dans sa composition et s’est renouvelé.

Je regardais le paysage grandiose qui nous accompagnait et je n’y voyais que mon ombre. Miguel Torga, La Création du Monde.

Certaines métaphores sont plus réelles que les gens qu’on voit marcher dans la rue. Fernando Pessoa, Le livre de l’intranquillité.

Les photographes : Pascal Bastien - Jean-Marc Biry – Emmanuel Georges - Jean-Louis Hess - Pierre Rich - Alain Tigoulet.

Contact : Jean-Marc Biry, président - contact@chambre-a-part.fr - 06 15 08 53 96 - 33, rue de la Ménagerie 67100 Strasbourg.

Coordination du projet : Pierre Rich info@pierrerich.com - 06 49 10 61 20.

Site internet : www.chambre-a-part.fr